On commence rarement un projet web avec une phrase parfaitement cadrée.
Le plus souvent, on dit qu’on veut un site plus moderne, plus clair, plus professionnel, et cette demande se comprend très bien. Personne n’a envie de garder un site qui vieillit mal, qui ne reflète plus son niveau de qualité ou qui donne une impression brouillonne dès la première visite.
Un cahier des charges site internet sert justement à transformer cette première envie en projet exploitable. Avant de parler couleurs, maquettes ou animations, il faut comprendre ce que le site doit permettre de faire : attirer les bons visiteurs, expliquer une offre, générer des contacts, rassurer, vendre, recruter ou accompagner une refonte sans perdre ce qui fonctionne déjà. Chez Fair, on pense qu’un site réussi commence rarement par une idée graphique, mais presque toujours par une discussion honnête sur les besoins, les contraintes et les décisions à prendre.
Avant d’entrer dans le design, il faut déjà clarifier quelques points simples :
- Les objectifs réels du site
- Les publics qui vont l’utiliser
- Les contenus disponibles ou manquants
- Les contraintes techniques à anticiper
- Les décisions à prendre avant la mise en ligne
Fair, votre agence web à Nantes spécialisée dans la création et la refonte de sites internet, vous explique comment préparer un projet web solide dès le départ.
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Avant de parler design, il faut savoir ce que le site doit produire
Quand une entreprise dit qu’elle veut un beau site, on comprend très bien ce qu’elle veut dire.
Elle a souvent un site daté, un design qui ne reflète plus son niveau de qualité, des pages qui donnent une impression brouillonne, parfois même une gêne à envoyer le lien à un prospect. Le problème arrive quand cette envie de modernité devient le seul point de départ du projet.
À ce moment-là, tout le monde peut avoir raison et personne ne peut vraiment trancher, parce qu’on discute surtout de goûts, de couleurs, d’ambiances et de préférences personnelles. Chez Fair, on préfère ramener assez vite la discussion vers une question plus utile : qu’est-ce que le site doit produire concrètement pour l’entreprise ? Cette question paraît simple, mais elle change la façon de penser tout le projet.
Un cahier des charges site internet aide à poser ce cadre avant de choisir une direction graphique.
Il permet de préciser si le site doit générer des demandes de devis, rassurer avant un rendez-vous, présenter une expertise, vendre en ligne, recruter, orienter vers un point de vente, qualifier les contacts ou réduire les questions répétitives. Ces réponses donnent une vraie direction au projet, parce qu’un site qui doit vendre, convaincre ou recruter ne se construit pas exactement de la même manière.
Les objectifs d’un site web doivent être formulés avec des mots simples, sans phrase marketing trop large. « Avoir plus de visibilité » reste trop vague si personne ne sait sur quelles offres, auprès de quels clients, avec quels contenus et avec quelle action attendue. Une entreprise peut vouloir être mieux trouvée sur Google, mais aussi mieux comprise par un prospect qui arrive déjà par recommandation.
Avant de valider l’apparence, on peut déjà se demander :
- Ce que le visiteur doit comprendre en arrivant
- Ce qu’il doit pouvoir faire sans chercher
- Ce qui doit le rassurer rapidement
- Ce qui doit l’amener à prendre contact
- Ce qui permettra de mesurer si le site fonctionne
C’est pour cette raison que le design arrive mieux quand l’intention est claire.
Pour une création d’un site internet, cette logique évite de construire une belle enveloppe autour d’un besoin encore flou. Chez Fair, on voit souvent que les meilleurs arbitrages graphiques arrivent quand les objectifs, les publics et les contenus ont déjà été clarifiés.
Le design peut alors servir une fonction précise : guider, rassurer, expliquer, convertir. Une page d’accueil devient plus qu’une vitrine agréable, elle aide le visiteur à comprendre où il est, pourquoi l’entreprise peut l’aider, et quelle suite logique il peut donner à sa visite. Quand cette base manque, le risque est d’obtenir un site agréable à regarder, mais incapable de soutenir correctement le développement commercial.
Un bon cahier des charges décrit des personnes, pas une cible abstraite
On entend souvent des phrases comme « notre cible, ce sont les professionnels » ou « on s’adresse aux particuliers ».
Pour démarrer une discussion, ça peut suffire, mais pour construire un site, c’est beaucoup trop large. Un professionnel peut être un dirigeant pressé, un responsable marketing qui compare plusieurs prestataires, un acheteur qui cherche des garanties, un futur candidat qui veut sentir l’ambiance d’une entreprise, ou un client déjà convaincu qui veut simplement trouver un numéro de téléphone.
Ces personnes n’ont pas les mêmes attentes, pas les mêmes freins, pas le même temps disponible. Chez Fair, on préfère parler de situations réelles plutôt que de cible théorique, parce qu’un site est utilisé par des gens qui cherchent quelque chose à un moment précis. C’est en comprenant ces usages qu’on arrive à construire une navigation plus naturelle.
Le cahier des charges doit donc aider à sortir des catégories trop vagues.
Il doit décrire pourquoi la personne arrive sur le site, ce qu’elle espère comprendre, ce qu’elle risque de ne pas trouver, ce qui peut la rassurer et ce qui peut la faire partir. Un visiteur peut vouloir vérifier une expertise, voir des références, comprendre une méthode, connaître une zone d’intervention, comparer une offre, demander un devis ou simplement vérifier que l’entreprise semble sérieuse avant d’appeler.
Cette réflexion influence directement l’arborescence d’un site internet. Si les visiteurs cherchent d’abord des preuves, les réalisations et les cas clients doivent être faciles à trouver. Si l’offre est complexe, les pages doivent aider à distinguer les services sans obliger le lecteur à deviner.
Un cahier des charges utile peut, par exemple, distinguer plusieurs profils de visiteurs :
- Le prospect qui découvre l’entreprise
- Le client qui compare plusieurs prestataires
- Le candidat qui cherche à comprendre l’ambiance interne
- Le partenaire qui vérifie le sérieux de la structure
- Le client existant qui veut trouver une information pratique
Cette manière de travailler évite de bâtir le site uniquement depuis l’organisation interne de l’entreprise.
Une entreprise peut très bien avoir trois services, cinq offres et plusieurs interlocuteurs, mais le visiteur, lui, ne connaît pas forcément cette logique. Il a besoin d’un chemin clair, avec des mots qu’il comprend, des preuves accessibles et des actions évidentes.
Chez Fair, on pense qu’une bonne navigation doit presque se faire oublier. Quand le visiteur trouve rapidement ce qu’il cherche, il ne se dit pas que l’arborescence est bien pensée, il avance simplement sans friction. C’est souvent là qu’un projet de site internet gagne en efficacité : les pages ne sont plus seulement rangées, elles répondent à de vraies questions.
Les contenus doivent être cadrés avant que les maquettes figent le projet
Une maquette rassure vite, parce qu’elle donne enfin quelque chose à regarder.
On voit une page, des blocs, des couleurs, des typographies, une mise en scène, et le projet paraît avancer. Pourtant, beaucoup de difficultés arrivent quand les maquettes sont lancées avant d’avoir cadré les contenus.
On se retrouve avec de beaux emplacements, mais personne ne sait encore quels textes mettre dedans, quelles preuves afficher, quelles offres distinguer, quelles photos utiliser ou quelles pages créer pour le SEO. Chez Fair, on préfère éviter cette situation, parce qu’elle donne une impression d’avancement tout en repoussant les vraies décisions. Une simple zone de texte mal anticipée peut obliger à revoir une page entière.
Le contenu d’un site web ne se limite pas aux paragraphes qu’on ajoute à la fin.
Il influence la structure des pages, la longueur des blocs, le niveau de détail, le choix des visuels, les appels à l’action et parfois même les fonctionnalités. Une page service qui doit expliquer une prestation complexe n’a pas besoin du même format qu’une page très directe, pensée pour déclencher une demande de devis.
Une page destinée au SEO ne se construit pas comme une simple page de présentation rapide. Si ces différences ne sont pas posées assez tôt, le design travaille avec des hypothèses fragiles. Le cahier des charges sert alors à vérifier ce qui existe, ce qui manque et ce qui doit être produit avant de figer les écrans.
Il faut souvent faire un inventaire très concret :
- Les textes déjà utilisables
- Les offres à clarifier
- Les photos à produire ou remplacer
- Les témoignages à récupérer
- Les réalisations à documenter
- Les pages SEO à prévoir
- Les anciennes URL à conserver ou rediriger
Cette étape peut sembler moins séduisante qu’une première maquette, mais elle évite beaucoup de reprises.
Dans une refonte d’un site web, elle devient même indispensable. L’entreprise ne part pas d’une feuille blanche : elle possède déjà des URL, des contenus indexés, parfois des pages qui attirent des prospects, même si le site semble dépassé.
Supprimer une page parce qu’elle paraît secondaire peut faire perdre une partie du référencement d’un site internet si personne n’a vérifié son rôle. Une page ancienne, peu visible en interne, peut très bien générer des visites qualifiées depuis Google. Chez Fair, on regarde donc les contenus avec une double lecture : ce qu’ils racontent aux visiteurs et ce qu’ils représentent pour la visibilité du site.
Le petit mot de Sébastien Braud, CEO de Fair
Le cahier des charges aide à relier les contenus, le SEO, l’expérience utilisateur et les besoins commerciaux avant que les choix graphiques soient figés.
C’est aussi à ce moment qu’on peut décider quels messages doivent apparaître tôt dans la page, quelles preuves méritent d’être mises en avant et quelles informations peuvent rester secondaires. En 2025, 65 % des TPE-PME possèdent un site internet présentant leur activité, ce qui montre bien que le sujet n’est plus seulement d’avoir un site, mais d’avoir un site clair, utile et capable d’aider les visiteurs à passer à l’action.
Les contraintes techniques et organisationnelles doivent être posées avant les urgences
Dans un projet web, les sujets les moins visibles sont souvent ceux qui bloquent le plus quand ils arrivent trop tard.
Au début, on parle volontiers d’identité graphique, de pages, de menu, de photos, de ton éditorial. Puis, au moment d’avancer, des questions beaucoup plus pratiques apparaissent : qui administre le site, quel CMS faut-il utiliser, faut-il connecter un formulaire à un CRM, le site doit-il être multilingue, qui récupère les accès à l’ancien hébergement, qui valide les contenus ?
Ces points paraissent secondaires tant qu’ils ne ralentissent pas tout le monde. Chez Fair, on préfère les traiter dès le départ, parce qu’ils changent parfois la structure, le budget, le planning et même les choix de conception. Une contrainte technique oubliée peut créer plus de tension qu’une discussion graphique mal tranchée.
Un cahier des charges utile met ces sujets sur la table avant qu’ils deviennent urgents.
Il permet de préciser le niveau d’autonomie attendu, les formulaires nécessaires, les règles de sécurité, les besoins de suivi statistique, les contraintes liées aux cookies, les redirections en cas de refonte, les performances attendues sur mobile, les responsabilités de chacun et le planning réel de validation. Ce cadre évite de découvrir trop tard qu’une fonctionnalité était attendue, qu’un outil devait être connecté ou qu’une validation interne demande plus de temps que prévu.
Le budget d’un site internet dépend directement de ces choix. Un site vitrine simple, avec quelques pages bien structurées, ne demande pas le même travail qu’un site avec espace privé, catalogue, contenus multilingues, connexion à des outils métiers, migration SEO, tracking avancé ou production éditoriale complète. Quand ces éléments ne sont pas précisés, les écarts apparaissent plus tard, et ils sont rarement agréables.
- Les points à cadrer dès le départ sont souvent très concrets :
- Le CMS et le niveau d’autonomie souhaité
- Les formulaires et les outils à connecter
- Les accès à récupérer
- Les contenus à fournir
- Les validations internes
- Les obligations liées aux cookies
- Les redirections SEO en cas de refonte
- Le planning réel de mise en ligne
- L’organisation interne compte autant que la technique.
Une entreprise peut avoir choisi le bon prestataire et bloquer quand même si personne ne sait qui fournit les textes, qui rassemble les images, qui valide les pages, qui relit les mentions légales, qui teste les formulaires ou qui tranche les arbitrages. Chez Fair, on voit le cahier des charges comme un outil de lucidité : il permet surtout à chacun de savoir ce qui doit être décidé, produit et validé au bon moment.
Un site avance mieux quand les responsabilités sont claires. Les échanges deviennent plus simples, les arbitrages sont plus rapides et les mauvaises surprises diminuent. C’est souvent à ce moment qu’on comprend la vraie valeur du cahier des charges : il donne assez de cadre pour que le projet reste maîtrisé jusqu’à la mise en ligne.
Contenu rédigé par Alexandre Montenon, Content Manager spécialisé SEO, et validé par Sébastien Braud, fondateur de l’agence Fair.
Date de publication : 15 mai 2026




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